Un témoignage émouvant
J'ai 91 ans ; c'est donc vous dire qu'en ma prime jeunesse, il n'était nullement question d'éducation sexuelle ; bien plus, élevée dans un couvent, on écartait de moi tout le vocabulaire et tous les mots pouvant évoquer les "vilaines choses"... Imbue de pur amour divin, j'ai même songé à me faire religieuse.
Je suis arrivée à 20 ans tout à fait ignorante, je n'avais pas la moindre idée du mécanisme du mariage, le mot étreinte était vide de sens. Je n'avais pas de ces curiosités "malsaines" et je n'ai jamais cherché à savoir.
Un jour, en visite chez une amie, elle fut obligée de me laisser un moment seule. Et son mari, m'embrassant sur la bouche et la main sous mes jupes, me révéla l'existence d'un petit coin de paradis. Et sans lui en vouloir, dès le soir même, j'expérimentai de nouveau la petite pratique, laquelle m'est devenue coutumière et agréable depuis.
On me présenta un jeune homme comme fiancé possible, sympathique et timide et en sus vierge, il essaya sur moi-même de se renseigner. Gauche, ignorant, il ne me causa à plusieurs reprises, aucun plaisir. On nous fiança, il récidiva plusieurs fois, sans le moindre attrait de ma part. Et puis, il partit à la guerre. Et mon beau-père que je voyais souvent, m'embrassait comme un père, croyais-je sans y ajouter la moindre méfiance.
Un jour, il osa : sa bouche contre ma bouche, les mains dans mon corsage, il palpa mes seins doucement, effleura en descendant, accompagnant le geste et les caresses de mots tendres qui me berçaient, annihilant toute volonté de résistance. Pourtant je tenais, dernier réflexe, mes cuisses serrées. Alors, il murmura : "Laisse-toi faire". Il découvrit mon clitoris, de là à la prise totale, je ne puis savoir comment ça s'est fait.
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