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Petite histoire de
l'homosexualité
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Définitions
Du fait d'une perception sociale souvent négative de l'homosexualité, bien des termes minorisants, moqueurs, dégradants ou injurieux ont été créés pour nommer les tenants de ce mode de vie. Par exemple, en français, pédé, pédale, les initiales homophones P.D. (altérations sémantiques de pédéraste), ou encore enculé, tapette, ainsi que fifi, fif et mangeur de graines (au Québec)... pour les hommes homosexuels ; et brousse, gouine, brouteuse... pour les femmes homosexuelles.
L'homosexualité masculine était autrefois appelée uranisme. Lorsqu'elle désignait principalement l'attirance d'hommes envers les adolescents mâles, on utilisait aussi le mot pédérastie, si bien que par confusion il finit par désigner aussi l'attirance entre les hommes d'âges semblables. Cet amalgame s'est poursuivi en ce qui concerne les relations avec des enfants, si bien que les homosexuels masculins sont parfois soupçonnés de pédophilie. Or, la sexologie moderne ne retrouve chez les homosexuels masculins aucune tendance particulière à la pédophilie, par comparaison avec les hommes hétérosexuels.
Chez les femmes, l'homosexualité est appelée lesbianisme (ou plus archaïquement saphisme) ; les deux termes font référence à la poétesse grecque Sapho de l'île de Lesbos, où elle tenait un collège de jeunes filles, et dont les poèmes passionnés envers ses amies, et la vie entourée d'autres femmes lui ont valu la réputation d'homosexuelle. Autrefois, on disait tribadisme, qui vient du mot grec tribein, "frotter" ; aujourd'hui ce mot signifie une pratique sexuelle spécifique.
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