|
|
Les
organes féminins
externes
|
L'hymen
C’est le dieu grec du mariage qui lui a donné son nom. Cette membrane n'a aucune fonction biologique connue, autrement dit elle ne servirait à rien. Certaines femmes naîtraient-elles sans hymen ? Il semble en fait que toutes les femmes en possèdent un… mais il est parfois si petit qu'il peut être invisible et paraître inexistant. Taille et forme varient d'une femme à l'autre : on en trouve des semi-lunaires, des cribiformes, des labiés avec une fente verticale… Il n'est jamais totalement fermé ni hermétique, puisqu'il laisse s'écouler le flux des règles. S'il n'est pas perforé, ce qui est très rare, le sang des premières règles ne peut s'écouler, ce qui entraîne un hématocolpos.
Mythes : L'hymen se déchire habituellement lors de la défloration, ou des premiers rapports sexuels… mais sa rupture ne signifie par nécessairement qu'il y a eu rapport sexuel, ni perte de la virginité. Pourtant, dans certaines cultures, on montre encore, le lendemain des noces, un linge taché de sang pour prouver que la jeune femme était encore vierge.
Dans certaines tribus australiennes, une coutume veut que l'hymen soit perforé une semaine avant le mariage. Si l'on découvre qu'il a déjà été déchiré, la femme est soumise à l'humiliation publique, à la torture, et parfois à la mort.
En fait, l'hymen peut très bien se déchirer au cours d'exercices physiques, sportifs (athlétisme, équitation), en utilisant les tampons, on même en se masturbant.
Inversement, l'intégrité de l'hymen n'est pas forcément un signe de virginité. S'il est très souple ou très petit, il peut très bien ne pas s'être rompu au cours du rapport sexuel. Dans ce cas, c'est une opération chirurgicale, ou l'accouchement, qui provoqueront sa rupture. Celle-ci n'est pas nécessairement extrêmement douloureuse, que ce soit ou non lors du dépucelage. Il peut y avoir un léger saignement et une petite douleur, mais qui ne durent pas longtemps. Une femme peut tomber enceinte même si son hymen est intact. En effet, si l'homme éjacule sur la vulve, les spermatozoïdes peuvent réussir à franchir la barrière et féconder l'ovule.
Les seins
Les seins n'appartiennent évidemment pas à l'appareil génital de la femme, mais font partie des caractères sexuels secondaires, et sont une zone érogène de premier ordre. Les seins sont constitués de tissu adipeux contenant des petites glandes (ou alvéoles) qui servent à produire le lait. Ces glandes sont reliées à des canaux galactophores qui débouchent dans le mamelon. C'est le tissu adipeux qui leur donne leur forme. Le mamelon (pointe du sein) est pourvu de nombreuses terminaisons nerveuses, qui en font une zone érogène particulièrement sensible. L'arède est la zone de peau rose ou marron qui devient plus foncée avec l'âge et les grossesses. Ses nombreuses terminaisons nerveuses et musculaires lui permettent de se durcir et de se dresser sous l'effet du désir. Ce phénomène s'appelle thélotisme. L'arède commence alors à gonfler et l'afflux sanguin rend les veines des seins plus visibles.
Taille et forme : les seins peuvent être de formes très variables : en pomme, en poire, gonflés ou aplatis. Quand le mamelon rentre à l'intérieur du sein, on dit qu'il est "invaginé".
Pouvoir érotique et symbole de la sexualité : les seins sont souvent associés à la féminité, à la sexualité et à la séduction. Mais beaucoup d'hommes et de femmes ont encore tendance à confondre leur sex-appeal avec leur taille. Une grosse poitrine ne représente pas en soi un avantage. La taille n'est pas liée au degré de libido d'une femme, ni à sa capacité à prendre du plaisir.
Texte original sur Netfemmes
|